Molière de son vrai nom Jean Baptiste Poquelin (1622-1673), était fils et petit fils de tapissier. Son père, Jean Poquelin, avait appris le métier de tapissier de son père et fut reçu maître. Sa mère, Marie Créssé, était elle aussi issue d'une famille de tapissiers et d'orfèvres. Ils se marièrent en 1621 et emménagèrent dans la maison du pavillon des singes au croisement de la rue Saint-Honoré et de la rue des Vieilles-Etuves, où Molière naquit peu après…
>>> pour
en savoir plus : E. Soulier, Recherches sur
Molière et sur sa famille, Paris:
Hachette, 1863
(Googlebook)
Un tapissier n'est pas une tapissière : ce sont deux métiers différents ! En effet, le métier de tapissier n'a pas de féminin.
Le tapissier garni et recouvre les sièges.
Il travaille essentiellement avec un marteau.
La tapissière confectionne* rideaux
voilages, stores, housses, coussins.
Ce ne sont que travaux de couture, main ou machine.
Croyances et superstitions étaient liés aux sièges et à leur usage dans la France rurale d'autrefois.
On ne pouvait faire pivoter le fauteuil du maître de maison sur l'un de ses quatre pieds car cela entraînait disputes et procès.
Une personne qui renversait un siège était placée sous l'emprise du démon et pouvait devenir la proie des sorcières. C'est pourquoi on s'empresse toujours de relever un siège renversé.
Une jeune fille qui renversait un siège ne se mariait pas dans l'année… et devait attendre sept ans avant de trouver un époux.
Pour avoir de la chance aux jeux, les joueurs de cartes avaient l'habitude de cracher sous leur siège avant de commencer leur partie.
>>> Suzanne Tardieu, Le mobilier rural traditionnel français, Paris: Flammarion, 1976